13.01.2008

Convention Identitaire

N°1  http://www.youtube.com/watch?v=_TodGWnEyQ0

N°2  http://www.youtube.com/watch?v=YBpSP28SsJM

N°3  http://www.youtube.com/v/pKT993Cxiw8&rel

 

Rien que des hommes…


Par Pierre GRAILLARD (http://les-identitaires.com)

Le hasard a voulu que je sois le premier à rédiger un édito pour cette année 2008, mais je n’ai vraiment pas envie de tomber dans les “vœux du président”. Je n’ai pas non plus envie de verser dans le convenu ou l’utopique avec des “c’est pour cette année” ou “on voit le bout du tunnel”…

Car les fêtes de fin d’année constituent une sorte de formatage géant pour notre peuple. Comme si les petits cadeaux, les grosses bouffes, les soirées arrosées réalisaient un énorme “reset” national. Les soucis du quotidien sont oubliés, les grands problèmes sont déjà loin, on oublie et on passe à autre chose… Coup d’éponge sur 2007, vive 2008 ! Pourvu qu’on gagne un peu plus d’argent en 2008, qu’on ait la santé (c’est important la santé) et puis quoi… gagner l’Euro 2008 ? ramener des médailles des JO de Pékin? Ça serait du bonus… et ça ferait des super souvenirs pour la rétrospective sportive 2008 entre deux tranches de foie gras.

Bien sûr, je ne m’exclue pas du groupe. J’ai, comme beaucoup, largement profité de ces fêtes de fin d’année, en famille, en avalant des tonnes de bouffe, en oubliant moi aussi mes petits problèmes. Certes, autour d’une table, au cours d’une discussion j’ai fait “un peu de politique”, j’ai évoqué mes camarades qui sont au Kosovo par exemple. Difficile à concevoir pour la plupart des convives pour qui “humanitaire” rime désormais avec “Arche de Zoé”. Disons que, dans le torrent de bonne humeur généralisée, j’ai essayé de garder les pieds sur terre.

L’avenir des Jeunesses Identitaires s’est assombri suite à cette décision de justice qui n’en a que le nom. Qu’importe pourtant. Les devoirs du militant identitaire sont simples : éveiller et rassembler. Éveiller notre peuple, malgré les lavages de cerveaux permanents, malgré les formatages, malgré l’abondance de l’information, visant à ne plus permettre de distinguer ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Éveiller sa conscience identitaire, réveiller son bon sens, aiguiser sa réflexion, le libérer de ses œillères. Le rendre libre finalement, l’extraire de cette matrice.

“Ensemble, tout devient possible”, c’est là une chose bien vraie. Car si éveiller les gens est notre premier devoir, il convient d’organiser les structures, de développer les réseaux, pour leur permettre de se rassembler, au sein d’une communauté. Faute de cela, nous serons en présence de personnes éveillées, profondément identitaires, mais inefficaces, puisque seules et finalement frustrées par leur inactivité ou leur impuissance.

Si chacun, à son niveau, à son échelle, réalise combien ces deux devoirs, éveiller et rassembler, sont importants, alors oui, l’espoir restera vivace. La mouvance identitaire, et en particulier les Jeunesses Identitaires, ont toujours voulu des militants pas des robots, des hommes libres pas des machines. Quels que soient les coups que le système pourra porter aux structures, il restera toujours des hommes. Des hommes conscients de leurs devoirs, et qui savent plus que tout autre que “tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens d’autant plus sévères qu’ils ne font rien du tout.” (1)

Pierre GRAILLARD

(1) Citation de Jules Claretie

23.12.2007

Allongement de la durée légale d’avortement volontaire : auprès des médecins la pilule ne passe pas

21 December 2007  |   Société  |   Email    |   Print

Allongement de la durée légale d’avortement volontaire : auprès des médecins la pilule ne passe pas


Six ans après l’adoption de la loi allongeant le délai légal pour l’avortement volontaire (IVG) de dix à douze semaines en France, l’application de la législation semble toujours difficile, selon le quotidien “Le Monde” qui a publié une enquête sur ce sujet le 7/12/07.

 

Par exemple, en Ile-de-France, les avortements volontaires (IVG) de plus de dix semaines se concentrent sur une poignée de sites, les autres praticiens refusant de les pratiquer. “La gestion de la pénurie et le bricolage militant deviennent la règle, analyse Fatima Belal, coordinatrice régionale Ile-de-France du Planning familial. Les dix-douze semaines, seuls les médecins militants acceptent de les faire.”.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, également, la situation est difficile. Dans les Alpes-Maritimes, seuls deux hôpitaux, Nice et Grasse, acceptent les avortements volontaires tardifs. Les gros établissements privés de la région ne pratiquent quant à eux presque pas d’avortements volontaires (IVG).
A l’hôpital public de Grasse, le docteur Mauricette Sebaoun a quasiment réalisé à elle seule les 450 avortements volontaires de l’établissement en 2006, la majorité de ses collègues ayant opposé leur clause de conscience. “Dans la région, les médecins sont encore plus réticents qu’ailleurs à pratiquer des IVG, tout le monde fait le strict minimum, explique-t-elle.”.

Partout en France, les médecins opposent souvent la clause de conscience, en particulier pour ne pas pratiquer les avortements volontaires entre dix et douze semaines de grossesse.
Les médecins qui acceptent de faire des avortements volontaires se retrouvent donc en première ligne, confrontés au regard réprobateur de leurs collègues. “Ce n’est pas facile d’être considérée comme une perverse, tout simplement parce qu’on fait son travail et qu’on vérifie soigneusement le produit de l’aspiration”, témoigne ainsi une médecin exerçant en région parisienne.

Pour faciliter l’avortement volontaire, la ministre de la santé Roselyne Bachelot a prévu le principe de rémunérer davantage cet acte, au 1er mars 2008.
Les médecins qui y opposent la clause de conscience vendront-ils leur âme ?

En France il y a eu en 2004, 210.664 avortements volontaires (les statistiques de 2004 sont l’année la plus récente avec des statistiques complètes, ces données sont publiées tardivement). Ce nombre d’avortements volontaires est supérieur au quart des naissances. Et encore il ne s’agit que des avortements volontaires déclarés.
Pendant ce temps il n’y a pratiquement pas d’enfants à adopter en France. Et des couples stériles qui veulent adopter un enfant, en sont réduits à s’engager dans des entreprises d’achat d’enfants sur d’autres continents, voire de kidnapping d’enfants en Afrique comme dans l’affaire de l’Arche de Zoé.
Où est l’erreur ?

**** L’image qui illustre cet article est une échographie en 3 dimensions, à 12 semaines ; l’enfant parait jouer avec son cordon ombilical.
Les images que l’on obtient en vidéo avec les échographies 4D, sont encore plus fabuleuses. Mais ceci ne doit pas inciter à faire pratiquer des films “d’échographies souvenir” non médicales gravées sur DVD (les centres faisant cela se multiplient).

Dans l’échographie médicale le temps d’exposition aux ultra-sons est court et la sonde bouge presque sans arrêt. Malgré tout on n’est pas absolument certain qu’il n’y ait aucun risque pour l’enfant. Mais cet infime risque possible est tout à fait justifié par les avantages importants pour la santé de l’enfant et de la mère.

Dans les “échographies souvenir”, pour faire de beaux films, l’exposition est plus longue et la sonde reste dirigée plus longtemps sur la même zone. Le risque possible est plus fort et n’est pas justifié. D’ailleurs, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé déconseille ces “échographies souvenirs” (même chose au Québec).